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    Basé à Orléans, mais se produisant souvent bien au-delà, Brigitte Bop fait dans le "Twist'punk". Vous l'aurez compris, ce groupe ne se prend pas au sérieux. Guitariste du combo, comme son pote Charles, Bastos répond à nos questions entre deux concerts et la composition de nouveaux morceaux.

     

    Que diriez-vous de votre musique, de votre combo a un ou une non initié-e ?

     

    Nous sommes un groupe de « Twist n' Punk ». C'est-à-dire que nous faisons du punk-rock, mais nous ne nous prenons pas au sérieux. C'est pour ça qu'on dit TWIST. On ne peut pas dire Twist sérieusement. Personne de normalement constitué ne peut dire Twist sérieusement.

     

    Quels sont les groupes francophones avec lesquels vous vous sentez proches ?

     

    Musicalement, nous nous sentons proches des Garage Lopez et des Prouters qui ont l'avantage d'être banlieusards, [cela est toujours mieux pour faire du Punk-rock]. Et humainement, nous sommes potes avec les Garage Lopez, Chewbacca All Stars, M 26-7, Dahu Garou, Rem and the Courbarians, Splatsh, Jackie Shane and the Bavarians et quelques autres.

     

    Lorsque vos guitares sont au placard, quels métiers exercez-vous dans ce bas monde ?

     

    C'est très varié. Il y a dans notre groupe un artisan maçon, un informaticien, un web-master, un fonctionnaire et un pion, soit deux dans le privé, deux dans le public et un au milieu.

     

    Comment conciliez-vous vos activités professionnelles et vos concerts ?

     

    Pour la plupart, nous avons choisi des métiers qui nous laissent du temps [et la possibilité de l'utiliser comme on le souhaite] pour faire du bruit. Mais de toute façon nous donnons surtout des concerts le week-end. Donc notre souci est plutôt de concilier ces concerts avec nos vies de famille car nous sommes deux et bientôt trois, dans le groupe, à nous êtres reproduits.

     

    Verrons-nous un jour Brigitte Bop jouer en première partie de Bérurier Noir ?

     

    J'en doute, car les Bérus ne peuvent plus jouer que dans des grandes salles ou dans de gros festivals. Or nous, nous sommes toujours dans la catégorie MST c'est à dire MJC, Salle des fêtes, Troquets. Et cela nous convient très bien.

     

     

    Brigitte Bop - Nous sommes un groupe de twist n'punk."

     

    Vous avez créé deux sites sur Internet. Quel est l'intérêt d'avoir deux sites ?

     

    Au départ, nous avions un site, sur lequel, au fil des ans, nous avons placé de plus en plus de MP3 et de vidéos. Donc, à un moment, nous n'avions plus assez de place, même si ce site est hébergé chez Free, qui offre 100 Mo d'espace disque gratis et sans pub, ce qui est déjà bien. En même temps, nous ne voulions surtout pas supprimer ce site [ndlr : en passant à un autre avec plus d'espace disque], car son adresse commençait à être bien connue et à bien circuler dans le World Wide Pogo.

     

     

    Brigitte Bop - Nous sommes un groupe de twist n'punk."

     

    Nous avons donc décidé de créer un second site, en conservant le premier pour la présentation du groupe et l'actualité, avec notamment les compte-rendus et des photos de chaque concert. Ce second site, donc, concerne le téléchargement de MP3 (environ 150 morceaux disponibles), essentiellement en live mais également quelques inédits, des vidéos (sept, à ce jour), des photographies, des fonds d'écran.

     

    Actuellement, il est hébergé chez http://www.propagande.org qui est selon nous l'hébergeur le plus punk du monde ! Gloire à lui ! Ndlr : L'adresse du premier site de B. B. se trouve dans la rubrique Liens du blog du Temps Désarticulé. Quant à l'intérêt d'avoir un (ou deux) site sur le réseau Internet, il est énorme ! Depuis que nous disposons de notre premier site, nous n'avons plus besoin de chercher des concerts, les propositions arrivent directement par courriel ! Elle n'est pas belle la vie ?!

     

    A quand un nouvel album ? Avez-vous composé et enregistré de nouveaux morceaux ?

     

    Nous sommes à fond dessus ! Nous limitons les concerts pour pouvoir répéter. Nous en sommes [à la mi-avril 2006] à neuf morceaux terminés. Il nous en faudrait trois ou quatre en plus, nous avons donc encore du boulot. Nous voudrions enregistrer après l'été.

     

    Envisagez-vous d'enregistrer un voire deux DVD avant la fin de cette année 2006 ?

     

    Nous sommes en train de réfléchir à la possibilité de produire un CD et un DVD. En fait, sur l'album précédent (Back in eul' Berry), nous avions déjà rempli notre CD ras la gueule avec seize morceaux studio, des morceaux live et une interface cd-rom avec des vidéos, des photos, des fonds d'écran, des liens vers Internet et un jeu. Donc pour le prochain, nous nous sommes demandés ce que nous pourrions faire de plus. Nous allons donc essayer de produire un CD et un DVD avec un maximum de vidéos en live et en clips. Le projet n'est pas encore ficelé mais nous récupérons, depuis le début de l'année, un maximum d'images et nous avons commencé à faire du montage. Affaire à suivre.

     

    Comment fonctionne votre collaboration avec l'ami Zéric du label Trauma Social ?

     

    Bah, nous sommes des potes maintenant alors nous nous disons tout, ce qui est toujours un avantage. Nous nous croisons souvent car Zéric a bien la bougeotte. Il est évidemment dans le coup pour le prochain album. Il est même obligé de bosser pour tenter de décrocher une co-production bien sympa, mais en fait, je crois qu'il aime ça. A suivre aussi.

     

    Souhaitez-vous ajouter un mot à l'adresse des lecteurs du Temps Désarticulé ?

     

    Les nouvelles technologies ne sont pas venues à bout du fameux "mot de la fin" des fanzines ! Alors je dirais : Que vive le rock libre !!

     

    Pour aller plus loin :

     

    Site : https://brigitte-bop.bandcamp.com/

     

     

     

     

     

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  • Dirty Punk records diffuse un "catalogue" fort aujourd'hui d'environ 500 références ! Ce label, de l'ami Christophe, propose des 45 Tours mais aussi des 33 Tours, des CD, des DVD, punk, oï, hardcore, etc. Quelques-uns des disques sont des productions maison : le 45 Tours "Against The Law E.P.", du groupe Defiance ou encore le 33 T "Universal", de UK Subs. Dirty Punk distribue aussi quelques fanzines, des T-shirts, une poignée de badges. Les tarifs ? Comptez en moyenne, sans le port, 3-4 euros pour un 45T, 9 à 11 euros pour un 33T et 12 euros pour un CD. Afin de recevoir ce catalogue de huit pages photocopiées, écrivrez à :

    Dirty Punk Rds, BP 10302, 59666 Villeneuve d'Ascq Cedex. Courriel : dirtypunk@wanadoo.fr 
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    Label nordiste, Dirty Punk fête sa vingtième galette avec la sortie de cette compilation. Une belle production, même si tous les titres ne se valent pas, disponible par correspondance. Un titre de chacune de ses productions, soit vingt titres en tout, forme cette énergique compilation de oï, street-punk, hardcore, dont le livret retrace le parcours du label. Charge 69, Toxic Waste, Neophyte, Defiance, Total Chaos, Red Flag 77, The Virus, et une dizaine d'autres combos français, britanniques, suédois, italiens ou américains, figurent sur ce disque. Une belle brochette de contestataires « enragés », avec ou sans crêtes et ceintures cloutées, que nous vous invitons à découvrir ou re-découvrir. Parmi nos morceaux préférés citons : « Je ne suis pas un numéro... je suis un mouton », de Toxic Waste, « Chtrakerie et Karghidoul », de Charge 69. Le disque est disponible contre 6, 50 € pc, à l'adresse de Christophe, le Big Boss de Dirty Punk Records, BP 10302, 59666 Villeneuve d'Asq cedex.

     

    Site : http://www.dirtypunk.fr/index.php

     

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    Groupe narbonnais, Furaya vient de nous faire parvenir son maxi six titres sortie en 2005. Un CD énergique, aux textes sans complaisances pour notre humanité à la dérive. Musicalement, les cinq membres de ce groupe du Sud produisent un mélange Hip Hop - Hardocre, très efficace. Noires et rageuses, les paroles de leur maxi, quant à elles, mettent le doigt la où ça fait mal : abandon de l'Afrique par les pays riches, folie guerrière américaine, « retour » de l'extrême droite en Europe. Des paroles travaillées et qui prêtent à réfléchir si l'on veut bien se donner la peine de les lire dans le petit livret accompagnant le CD vendu 6 euros.  

     

    A lire également, notre entretien avec Greg le guitariste de Furaya

     

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    Originaire du Languedoc, Furaya accompagne ses paroles d'une fusion Hip Hop - Hardcore, rageuse. En quatre ans d'existence ce groupe a donné une centaine de concerts et produit le maxi six titres "Furaya". Après une écoute attentive de ce maxi, nous avons questionné Greg, le guitariste de ce combo.


     
    Peu de lecteurs du Temps Désarticulé Webzine vous connaissent. Pourriez-vous vous présenter ?
     
    notre groupe s'appelle Furaya, ce qui, selon notre traduction personnelle, veut dire "bande de furieux". Furaya s'est formé en 2002 à Narbonne d'où nous sommes tous originaires. Nous avons donné nos premiers concerts six mois plus tard et à l'heure actuelle nous avons une centaine de concerts à notre actif - dont les premières parties de Lofofora et de Parabellum en octobre 2005 - aussi bien dans notre région qu'à Lyon, Bordeaux, Toulouse, Toulon, Cannes et bientôt à l'étranger puisque nous jouerons le 12 Mai à Milan, en Italie, au festival de Bellinzago Lombardo. Une affiche très hardcore en perspective.

    Fin 2004 nous avons enregistré notre premier maxi six titres. Un maxi auto-produit et tiré à 1000 exemplaires. Nous l'avons distribué lors de nos concerts mais également au Japon où tous les exemplaires expediés ont été vendus en trois semaines seulement. Courant 2005, notre formation a évolué avec l'arrivée d'un nouveau batteur puis d'un nouveau bassiste.

    Actuellement donc Furaya c'est Jeff au Chant Hip-hop, Will au chant Hardcore, Olive à la batterie, Greg à la guitare et aux chœurs, Junior à la Basse. Cette année 2006, après une période passée à composer de nouveaux morceaux, nous reprenons le chemin de la scène avec une quinzaine de dates un peu partout en France.

    Parlez-nous de votre musique et des paroles de vos chansons, des sujets abordés.

    Nous venons d'horizons musicaux assez différents. Du métal au hip-hop en passant par le punk et le rock mais ce que nous avons en commun, c'est un goût prononcé pour la musique qui a quelque chose à dire. Aussi, la plupart de nos textes sont engagés et traitent de sujets tels que le devoir de mémoire,l'exploitation de l'Afrique ou encore du malaise actuel (ndlr : le malaise en France, après les émeutes dans les quartiers sensibles, à l'étranger du fait de la politique étrangère désastreuse du gouvernement américaine actuel.)

    Même si ces thèmes ont souvent été abordés par d'autres groupes, la façon dont ils sont traités est propre à chacun. En ce qui nous concerne, nous essayons de le faire avec objectivité. Nous ne portons pas de jugements et nous ne donnons pas de leçons, juste un point de vue. Nos textes sont une sorte d'état des lieux, des faits.


    Si les goûts musicaux des membres de notre groupe sont opposés,l'état d'esprit est le même pour nous tous à savoir une "musique enragée sur des textes engagés" et c'est ce qui fait notre style : "Fury Hip-hop/Hardcore."
     
    Disposez-vous d'un local de répétition voire d'un petit studio d'enregistrement ?
     
    On a beaucoup galéré par le passé sur ce plan. Nous avons été obligés de changer de local deux fois. C'est vraiment très dur d'en trouver un par chez nous, cela nous a fait perdre pas mal de temps. Mais maintenant c'est bon, nous avons la chance d'avoir un endroit bien à nous où nous pouvons "mettre le bordel jusqu'à pas d'heure." C'est appréciable. Cela nous permet de travailler dans de bonnes conditions.
     
    Quelles sont les formations avec lesquelles vous vous sentez proches musicalement ?
     
    Rage against the machine, un groupe incontournable, Snot, Lofofora, Trust, Parabellum, NTM et beaucoup d'autres groupes qui ont vraiment quelque chose à dire.

    Où en est la scène Hardcore et Hip Hop du coté de Narbonne, votre région d'origine ?
     
    Il y a de plus en plus de groupes de fusion et de néo-métal qui se forment par chez nous et c'est très bien cela apporte du renouveau à notre scène. Il y a aussi des groupes comme Signs ou Nine Street Arago qui tournent pas mal en France. Mais le problème reste le manque de structures en ce qui concerne la musique, c'est vraiment de plus en plus galère de trouver des lieux pour organiser du concert. Cette situation nuit au développement de tous les groupes et c'est dommage.

    Des associations voire une radio organisent t-elles des concerts près de chez vous ?
     
    Il existe quelques associations, souvent montées par des groupes, qui se bougent. Mais le problème est toujours de trouver un lieux où se produire. A Narbonne, il n'y a aucune salle de concerts et peu de bars qui acceptent d'accueillir notre style de musique. Aussi, les concerts se font de plus en plus rares par chez nous. Mais il existe quand même quelques irréductibles comme l'association  Boite de concerts ou le Label ID qui continuent à se battre pour que cela bouge.

    Avez-vous composé de nouveaux morceaux en vu de l'enregistrement d'un premier album ?
     
    Nous sommes en plein dedans. Nous avons déjà composé les deux tiers de l'album et avons même eu l'occasion d'enregistrer trois de ces morceaux en début d'année (ils seront bientôt téléchargeables sur notre site Internet). Nous espérons rentrer en studio avant la fin de l'année. Mais il nous faut maintenant trouver le financement.

    Si vous enregistrez un premier album, sera t-il auto-produit comme votre CD maxi ?
     
    Le maxi a été auto-produit par nécessité. Nous avions bien conscience qu'il était inutile d'attendre un messie alors nous nous sommes bougés en organisant un concert de soutien mais aussi en faisant quelques chantiers et en mettant de l'argent de notre poche. Au final nous avons réussi à financer entièrement ce premier maxi. Pour l'album, nous verrons ce qui se présente à nous. Nous avons déjà quelques contacts mais dans l'immédiat on a rien décidé. Une chose est sur, c'est que nous tenons à conserver un maximum de liberté et d'autonomie et pour ça l'autoproduction est idéale mais très difficile à tenir. Quoiqu'il en soit, nous continuons à bosser sur notre album qui devrait sortir au début de l'année prochaine. Affaire à suivre.

    Au-delà de Furaya, exercez-vous d'autres activités dans le domaine artistique ?
     
    Non. Nous consacrons toute notre énergie à Furaya.

    Souhaitez-vous ajouter quelques mots en guise de conclusion ?
     
    Un grand merci à toutes les associations, webzines et fanzines indépendants qui nous ont aidé et nous aident encore à faire connaitre notre musique un peu partout en France. Big respect à tous les acteurs de la scène underground qui démontrent chaque jours toute l'efficacité du Do It Yourself (ndlr : fait le toi même).
     
    Pour en savoir plus :
     
    En ce printemps 2018, Furaya n'existe plus depuis quelques temps. Toutefois, il encore possible de voir une interview (2008) de Greg réalisé par Ecran Local ici
     
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    L'Eko des Garrigue est installé à Montpellier, à deux pas de la Méditerrannée. Cette radio se présente ainsi : "Devant la pauvreté de la bande FM, face à la voracité des radios réseaux telles que Skyflop, Fuck Radio, Nrg, l'Eko des Garrigues résiste depuis 1978 en distillant des musiques nouvelles, innovatrices, expérimentales et un discours alternatif et indépendant [...]." Au programme : "Rock, punk, musiques électroniques et expérimentales, mais aussi des musiques de l'autre coté de la méditerranée et du monde entier. Viscéralement pourfendeurs des nostalgiques de l'harissa française, des apparatchicks de l'exclusion, de tous les fanatismes et de toutes les intolérances, la libre pensée et le pluralisme sont la garniture qui accompagne notre plat de résistance [...]. Ouverts au monde dans un melting pot bouillonant, ne vous étonnez pas que ce soit au piment que nous relevions notre beat avant de balancer la sauce [...]. Voila pourquoi, l'Eko des Garrigues demeure en toute indépendance l'unique alternative aux radios soupes [...]."

     

    L'Eko des Garrigues emet sur la fréquence 88.5 FM. Ses animateurs proposent aux auditeurs de Montpellier une vingtaine d'émissions. Pour celles et ceux qui ne vivent pas dans cette ville d'où est originaire le légendaire groupe OTH, il est possible d'écouter les programmes de cette radio via Internet. L'Eko des G. soutient des artistes et événements comme Le Printemps des Bouses.

     

       Site : http://www.ekodesgarrigues.com  

     

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    Sugar and Spice propose un monstrueux catalogue de vente par correspondance de 250 pages ! Ici vous trouverez un peu de tout : pop, noise, punk rock, garage punk, hardcore. Bon, vu la taille des caractères, pour lire les informations concernant chaque disque vous devrez peut-être vous munir de lunettes ou d'une loupe. Mais, si vous êtes un vrai passionné vous ne devrez pas vous arrêter à ce genre de "détail".

     

    Des mises à jour régulières sont expédiées aux personnes qui commandent des disques ou sur le site Internet : http://www.sugarandspice.fr Pour recevoir ce gros, très gros, catalogue envoyez au moins 4 euros, histoire de couvrir les frais de port. Petite précision, Sugar and Spice est spécialisé dans l'import de disques de labels indépendants américains.


    Sugar and Spice B.P. 9, 69126 Brindas.
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