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    Autre logo Attentat Sonore

     

    Voilà vingt-ans déjà, nous avions interviewé Raf, d'Attentat Sonore, pour Le Temps Désarticulé papier n° 2. Le guitariste, cheville ouvrière du combo limougeaud, revient ici sur le contexte dans lequel est né son groupe, nous parle de ses partenaires actuels, du nouvel album de sa formation punk-rock.

    Te souviens-tu dans quel contexte et circonstances avait vu le jour Attentat Sonore ?

    "Oui, dans un contexte de violences politiques et sociales de décembre 1986. Chirac, Pasqua, leur clique, leurs flics, tout ce m. contrebalancé par l’enthousiasme que nous éprouvions pour le punk ! D’où la volonté d’agir dans ces deux domaines, à notre échelle, en se faisant plaisir et en balançant ce que l’on avait à dire. Même si le message a pu être maladroit par moments, et la musique plus aléatoire, les débuts d’Attentat Sonore viennent de ce terrain fertile !"

    Parle nous un peu des membres actuels de ton combo et de leurs parcours artistiques ?

    "Actuellement, au chant se trouve Murielle. Elle est dans notre groupe depuis 2005 et l’enregistrement de notre 45 t « Barricades 1905 ». C’est son premier groupe. Tolbi, au chant également, était bassiste de Nuit Rouge et joue aussi dans Dead City Kids, un combo plus street punk/77. Il nous a rejoints en 2010 quand Ray a jeté l'éponge pour des raisons professionnelles et d’emploi du temps trop serré ! Après 10 ans de bons et loyaux services ! A la basse et aux chœurs, Eva est avec nous depuis l’album « Syndrome de Stockholm ». Par ailleurs, elle joue et chante dans le groupe électro-punk /HC Myciaa. Ce dernier a sorti deux albums et effectué plusieurs tournées en France, au Japon, avec notamment Atari Teenage Riot. Vince est notre batteur depuis 2009, il joue également dans le groupe punk-rock Dernière Sommation, qui sera sur scène avec Salut les Anges et Parabellum, en mai à Tulle. De mon côté, je n’ai pas d’autre groupe actuellement mais je m’occupe d'Attentat Sonore en plus de mes autres activités (radio, distribution de disques). Par le passé, j’ai joué dans des combos punk-rock du Limousin tels Psychobarges, Nantis ! et Mister Blond. Evidemment, en dehors de notre groupe nous avons tous un boulot à côté."

     

    Attentat Sonore au complet



    Votre nouvel album s'intitule "Opération : Infiltration", pourquoi avoir choisi ce titre ?

    "Ce titre est en rapport avec une des premières chansons que nous avions écrites pour cet album à savoir : « Infiltré ». Elle était inspirée notamment du bouquin de Guy Dardel "Un traître chez les Totos". Elle parle d’un flic qui s’infiltre dans un groupe et finit par perdre ses repères. Plus généralement, ce titre fait allusion aux stratégies d’infiltrations policières dans les manifestations ou autres. En fait, nous l'avons écrite avant les manifestations de l’automne 2010. L’actualité nous a bien servis de ce point de vue-là ! D'autre part, ce titre, peut-être décliné et appliqué à d’autres thèmes ou stratégies. C’est un titre  pouvant être interprété et nous préfèrons que ça lance la réflexion plutôt que d’être monolithique ! Et puis, il se comprend en français comme  en anglais, ça c’était également dans le cahier des charges."
     
    Quels sont les sujets d'actualité ou non abordés dans cet opus et la musique développée ?

    "Hormis ce dont je viens de parler, « Riotgun Policy », aborde la question du totalitarisme qui envahit la société, ce n’est pas nouveau, je te l’accorde, mais nous avons besoin d’énergie pour lutter contre ça et la musique peut y aider ! « Sale rencard » parle des amis qui ne sont plus là et « 25/s » des médias, de la manipulation des images, subliminales ou pas. « Enough is enough » est un texte de Ray, notre ancien chanteur, au sujet du matraquage commercial et médiatique, concernant la musique. « From Chaos to Anarchy » est un rappel utile, j’imagine, sur le fait que le chaos n’est pas l’anarchie. Notre objectif est de faire avancer les choses, en construisant une alternative, mais pas de se réjouir du bordel généralisé. Ca les politiciens s’en chargent déjà ! « Ton putain d’âge d’or » évoque la tentation de la nostalgie, que l’on refuse car elle ne mène à rien d’intéressant. Connaître le passé est indispensable, s’y réfugier est un suicide. « Pig Champion » est un hommage à Poison Idea, un groupe de Portland que nous aimons beaucoup, et à son guitariste Tom « Pig Champion » Roberts, décédé il y a quelque temps maintenant. Le texte de cette chanson a été écrit par Ray. Par ailleurs, nous reprenons régulièrement « Taken by Surprise », qui est sur la version CD de l’album et sur le split 45 t avec M.D.C. Voilà quelques exemples de textes."

    Attentat Sonore rencontre-t-il des difficultés pour se produire, pour diffuser ses disques ?

    "On nous propose assez régulièrement des concerts. Mais nous ne pouvons pas toujours y répondre favorablement pour différentes raisons (temps, distance, budget). Néanmoins, actuellement nous jouons beaucoup plus régulièrement qu’à une époque. Le plus difficile est de compléter les dates de semaine sur une tournée, donc nous jouons souvent des week ends. La diffusion des disques ne pose pas trop de problèmes. Nous travaillons avec des labels efficaces comme Mass Prod, Maloka, Zone Onze. Je pense que l’on peut assez facilement trouver nos disques. Nous les diffusons également lors de nos concerts et via notre site Internet. Bien sûr, ils ne sont pas disponibles dans la grande distribution. Mais de toute façon, je ne pense pas qu’aujourd’hui cela serve à grand-chose ! Sans parler de l’éthique de ces magasins type FNAC. Au-delà de la France; nous sommes assez bien distribués en Allemagne, et notre 45 t avec M.D.C. a été co-produit dans ce pays et en Espagne."

     

    Attentat Sonore le chanteur



    Que penses-tu des "outils" présents sur le Net comme Facebook, Myspace et autre Twitter ?

    "Nous nous en servons parfois, mais notre priorité reste notre site. Facebook Myspace... sont des outils, très critiquables à plein de niveaux, mais il faut bien dire qu’ils facilitent souvent le contact. Des alternatives existent mais ne sont pas encore bien développées. C’est dommage, en espérant que cela change ! Un site comme Punx Rezo est un bon exemple d'alternative. Il est parfait au niveau éthique, il faudrait qu’il se développe un peu plus. Le net permet la diffusion internationale de la musique et des contacts rapides. Aujourd'hui, il faudrait être suicidaire pour ne pas l’utiliser d'autant que les gens n’ont jamais été si éloignés les uns des autres. Néanmoins, ces outils ne doivent pas devenir une finalité mais rester simplement un moyen !"

    Les fanzines papier ont-ils encore ou non, selon toi, une place face à ces "outils" planétaires ?

    "Je pense qu’ils pourront garder leur place s’ils apportent quelque chose de plus par rapport à la superficialité de la majorité des sites Internet, des blogs. En étant précis, informatifs, en partageant la passion et la vie ! Comme ils ont - presque - toujours fait. Ils resteront bien entendu à une échelle bien moindre.  Mais il en a toujours été ainsi, non ? Par le passé, rares étaient les fanzines diffusés à plus de 500 exemplaires ! Cela n’a jamais signifié qu’ils n’avaient pas d’intérêt pour autant. Ils étaient juste plus indispensables quand nous voulions nous informer sur des sorties de disques, des fanzines "amis", des tournées, entre autres."

    Désires-tu ajouter quelque chose à l'attention des lecteurs du Temps Désarticulé - Webzine ?

    "Merci pour ton intérêt si longtemps après les premières lignes sur le groupe dans la version papier du Temps Désarticulé ! Cela fait plaisir de voir que tout le monde n’a pas lâché l’affaire ! Alors bonne continuation. Nous espèrons voir tes lecteurs à l'un de nos prochains concerts ! "

    Pour aller plus loin :

    Attentat Sonore, Do It Yourself, B.P. 135, 87004 Limoges cedex 1. Site : http://www.attentatsonore.com/

    Les photographies, illustrant cet entretien, sont de Laurent Lagarde. Un grand merci à lui ! 

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    Fiction Romance - Le luxe ne connait pas la crise

     

    Originaire du Sud-Est (Vaucluse), Fiction Romance s'est constitué au début des 90's, voilà déjà 20 ans. Depuis, le combo écume, surtout, les scènes de la vallée du Rhône. "Le luxe ne connait pas la crise", est le 4ème album de Gruik, au chant, Holyvier, à la basse, Pimousse, à la batterie, Jacko et Dams, aux guitares. A travers cette nouvelle galette disponible en CD mais également en vinyle, les cinq despérados méridionaux nous proposent douze titres d'un punk-rock survitaminé, aux chants engagés, révoltés, parfois railleurs. Des titres tels "Jamais accro", "Les oubliés de la République", Ce soir c'est concert", "Planète Usa" ou le redoutable "Psychoska". Sans l'ombre d'un doute, ce disque mérite de figurer dans votre discothèque si vous êtes accro au punk-rock même si les guitares couvrent parfois un peu trop, selon nous, la voix de Gruik. Dans ce contexte, un petit livret, contenant les textes des chansons, aurait été le bienvenu avec le digipack du compact disque vendu 12 €. "Le luxe ne connait pas la crise" est disponible chez les bons disquaires, sur la VPC des labels partenaires (Trauma Social, Mass Production, Kanal Hystérik, etc.) et à l'adresse : Fiction Romance, Chatain Eric, 66 avenue du Général De Gaulle, appartement n°7, 30130 Pont Saint Esprit.

    Site : http://www.myspace.com/fictionromancepunk

    La page Facebook de Fiction Romance

     

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    Selfhated Machine est un jeune combo polonais produisant un punk mélodique en devenir :-)

     

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    Venus directement du Limousin, Steff Tej et Ejectés étaient de passage à Montargis (Loiret), le samedi 14 avril 2012. Le combo limougeaud dont nous vous avons plus d'une fois parlé dans notre webzine se produisait au café Le Belman. Durant quasiment deux heures 1/2, Steff (chant, guitare, harmonica), Etienne (Basse, chœurs) et Emilien (batterie, chœurs) nous ont offert un concert de haute volée. Malgré un public clairsemé, pour ne dire plus, cette soirée restera longtemps dans nos coeurs. Un grand merci donc à Steff, ses complices et à l'association Rockenstock de Lombreuil, organisatrice de l'événement.
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    Le logo des Ejectés

     

    Steff et les Ejectés sont actuellement en tournée au cœur de la Pologne. Ils nous ont gentiment fait parvenir un compte-rendu à chaud de leurs concerts à Cracovie et Varsovie. Merci à eux, en attendant la suite de leurs aventures au pays de Solidarnosc.

    "Départ de France le lundi 19 mars 2012. Après un arrêt éclair en Allemagne, nous arrivons le mardi 20 à Cracovie, la première date de notre tournée, vers 19 h. Un peu hagard suite à nos 1000 kms en camion. Ils nous faut pourtant prendre la scène, monter le matériel et faire le son tout en retrouvant Ewelina et Derrek qui s'occupent de nous sur cette partie de la Pologne et que nous retrouvons toujours avec plaisir. Vers 20 h 30 tout est en place, les balances finies et nous laissons la place à Selfhated Machine, le groupe punk mélodique de notre pote Maciek. Ce combo vient de sortir son premier album."

    "Punk Rocker", "Jalmince"... Stef et les Ejectés enchaînent les titres malgré la fatigue

    On en profite pour manger un repas végétarien express tout en filant un coup de mains aux jeunes punk de Selfhated qui attaquent leur concert vers 21 h 30, pour 30 minutes d'un show énergique et mélodique. Le groupe manque un peu de maturité mais les compos sont bonnes et Maciek a une bonne présence. A suivre donc. Vers 22 h nous enfilons nos costards. Puis, sans s'être vraiment posé depuis notre arrivée, nous montons sur scène et attaquons "Raggacronyme", "Jalmince", "Punk rocker ". On enchaine non stop nos anciens titres et quelques nouvelles chansons de l'album en cours "Rocksteady".

      Électrisé par la reprise des "English Beat" , "Jackpot", le public danse, gueule, sourit

    "Le public est bien là avec nous et répond. Ca danse, ça gueule, ça sourit et la reprise des "English Beat" , "Jackpot", où l'on présente le groupe, fini par mettre définitivement le feu. Après un peu plus de deux heures de show non stop, on fini avec le public par jeter l'éponge vers 1 h du matin. Nos deux jours de camion se font sentir, on plie le matos tout en discutant avec quelques mélomanes qui s'attardent et direction l'hôtel. Nous ne faisons pas de vieux os, couché à trois heure. Demain, réveil à 8 h 30 pour récupérer le matériel et prendre la route pour Varsovie."

     

    Steff Tej et les Ejectés - Des échos de leur tournée en Pologne

    A Varsovie, Reda et Yanek accueillent, fort chaleureusement, Stef, Emilien et Etienne

    "Cinq heures de route pour rejoindre Varsovie (depuis Cracovie), nous sommes accueilli par Reda et Yanek, du groupe ska, de Varsovie, Skadyktator qui ouvre pour nous ce soir, ainsi que par Hania, programmatrice du club dans lequel nous devons jouer. L'accueil est très chaleureux et on sent bien que le plaisir de nos hôtes n'est pas feint. On monte sur scène et prenons le temps de faire le son, l'accueil technique son/lumière est cool. Nous laissons la scène à Skadyktator pour aller manger un morceau au bar du club. Au menu : soupe, raviolis farcis au chou, salade de légumes, ça cale et c'est sain."

    Les Skadyktator, un combo de ska rocksteady de sept membres, chauffe la salle

    "Petite session de courriels et d'appels téléphoniques afin de gérer les affaires en court puis descente dans la salle pour voir le groupe de Reda chauffer les fans. Ils sont sept, dont trois filles, ska rocksteady. Le club se rempli et l'ambiance commence à monter. Ils assurent bien les Skadyktator, et nous laissent une salle chauffée à blanc après une heure de show. Nous allons devoir relever le défi, pas facile. Nous montons sur scène et une fois de plus le public est là. Les polonais nous connaissent, et plutôt bien, ils chantent avec nous et on enchaine."

    Après trois heures de show, le message, auprès d'un public bon enfant, est passé

    "Après trois heures de show, dont trois rappels, nous finissons par poser les instruments. Ejectés et audience épuisés. On a donné tout ce que l'on avait, et le message est passé, je m'en rend compte en allant me poser un peu au bar en sirotant une bière. Là, beaucoup de gens viennent me voir, un sourire plein de gratitude sur le visage. Ils me serent la main, me rappellent tel ou tel concert, telle anecdote. Un public hétéroclite et bon enfant. Un jeune black me dit que c'est le meilleur concert qu'il est vu et me remercie de jouer cette musique, de perpétuer cette tradition."

    Direction Gdynia, une grande ville champignon du Nord, proche de l'héroïque Gdansk

    "Au bout du compte, c'est moi qui suis plein de gratitude envers toutes ces personnes. Voilà bientôt 20 ans que nous venons jouer par là, les polonais ne nous ont jamais oublié. Après un dernier verre avec Hania et mon vieux pote Yurek, nous rejoignons notre hôtel. Un hôtel style navette spatiale, pas très fun. Rendez- vous avec Hania pour le p'tit déj à 10 h. Un p'tit déj très important car en tournée nous ne prenons que deux repas par jour, matin et soir. Le midi, nous sommes sur la route. Là, justement, nous roulons vers Gdynia, une ville champignon située tout au nord, aux abords de Gdansk."

    Steff Tej et Ejectés.

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    Le logo des Ejectés

     

    Après leur compte-rendu de la semaine dernière, Steff et les Ejectés nous font partager leurs dernières impressions sur leur tournée 2012 à travers la Pologne. Depuis, le combo limougeaud poursuit sa route en République Tchèque. Bonne route à lui et à Moustache, son photographe.

    Varsovie - Gdynia, un paquet de kilomètres avec une route pas terrible et des tonnes de travaux. Les polonais se préparent à l'Euro 2012. Pas la monnaie, la coupe d'Europe de foot, à se demander d'ailleurs si c'est pas un peu pareil, l'argent et le foot. Enfin, grâce à cela et sûrement pour la première fois de l'humanité, on a pu voir des millionnaires se mettre en grève (coupe du monde en Afrique du Sud :-). Trêve de plaisanteries. Arrivé à Gdynia à 17 heures, nous retrouvons le boss du club, le master. Il nous chambre gentiment : "encore vous les gars". Nous retrouvons également Nico, chanteur guitariste du groupe Different qui ouvre pour nous ce soir. Une sacrée histoire avec Nico. Guitariste des Ejectés au milieu des 90's, il rencontre celle qui deviendra sa femme lors de notre passage à Gdansk en 1996, où il part s'installer quelques mois plus tard. Nous sommes heureux de nous retrouver. Son groupe attaque et obtient un franc succès. Ca le fait bien, rock indie, de bon textes en français. Les deux musiciens polonais qui l'accompagnent assurent par leurs sourires et la rythmique. J'suis conquis. A peine la pizza digérée, c'est parti pour nous et deux heures de show non stop. Malgré un public parsemé, les polonais sont là et nous soutiennent à 200 % jusqu'aux rappels.

    La fabuleuse lumière des bords de la Baltique, fait le bonheur de Moustache

    Le master nous amène à l'hôtel dans le centre de Gdynia et, comme d'habitude, nous ne faisons pas de vieux os. Je règle quelques affaires courantes via Wi Fi. Ah, les temps modernes ! Puis, tout le monde s'endort épuisé. Le lendemain, nous allons manger chez Nico et Hania. Quel plaisir de se retrouver autour de plats typiques polonais tout en discutant musique, politique, linguistique… et un peu des années passées ensemble sur la route. Nous ne voyons pas le temps passer et les portables nous rappellent à l'ordre. On a un concert ce soir. Où ça ? A Elblag. Ce n'est pas trop loin, 150 kms, mais faut pas trainer. Pourtant on est à deux kilomètres de la Baltique et Etienne insiste pour aller y plonger les yeux. Et il a bien raison Etienne. La lumière est fabuleuse, la mer agréable et Moustache, notre reporter photographe sur la tournée, s'en donne à coeur joie. Nico et Hania nous rejoignent avec Dominique, le plus jeune de leurs enfants qui a une énergie à déplacer des baleines. On se dit au revoir. Sur la prochaine tournée polonaise, on refera des dates avec Different. Nous avons beau être un tout p'tit peu à la bourre, l'accueil est très chaleureux à Elblag. Le son nickel, la balance est faite en deux coups de cuillère à pot.

     

    Steff Tej et les Ejectés - La suite et la fin de leurs aventures en Pologne

     

    Un show clos par une version improvisée et délirante de "Message to you"

    Une pizza avalée sur le pouce (serait-ce un plat polonais ?). Nous attaquons le show un peu sur les rotules, mais pas le public qui nous remet d'aplomb en deux ou trois chansons. Trois heures plus tard, on fini le show avec une version improvisée et délirante de "Message to you" que Wojtek, le boss du lieu, nous demande de jouer. C'est l'hystérie. Tout le club est en transe jusqu'au dernier accord. Après le concert, les gens viennent nous voir avec ce sourire qui nous fait tant de bien. Après une petite pose vodka... qui dure un peu, nous rejoignons l'hôtel à 5 h du matin. Heureusement, la route n'est pas très longue entre Elblag et Grudziadz, notre prochaine étape (150 kms), car certains d'entre nous ont un peu mal à la tête (sourire) A Grudziadz, nous sommes accueilli par Magda qui nous amène manger à notre grand plaisir, puis direction le club local. Prise de scène, prise de son, et un peu prise de tête avec un sonorisateur pas très compétent, c'est dangereux. Mais nous en avons vu d'autres (sourire). Après deux heures de balance là où une seule aurait suffi, nous cédons la place à "Sielska", un jeune groupe reggae/ska de la scène local qui envoie du bois, comme on dit.

    De jeunes fans, enflammés, de Seilska mettent le feu pendant 45 minutes

    Ils sont heureux d'ouvrir pour nous et la réciproque est vraie. Leurs fans sont là et ils mettent le feu pendant quarante cinq minutes. C'est un peu tendu pour nous de monter sur scène. La fatigue de la veille, un sonorisateur sourd d'oreilles, va falloir jouer serré, dont acte. Le public est assez jeune, encore plus hystérique que la veille à Elblag. Trois heures plus tard, nous remettons le couvert avec un "Message to you" d'anthologie qui propulse musiciens et public, au nirvana rocksteady. Comme les autres soirs, de nombreux visages souriants et des remerciements, on ne s'en lasse pas. Cela vaut tout les dollars du monde. Direction l'hôtel ou on arrive à manger un morceau avant de se coucher. Cette nuit on perd une heure et demain c'est dimanche. Pas trop de route, nous avons un peu récupéré dans la nuit. Nous arrivons à Torun vers 14 heure. C'est Géraldine, une française, qui nous prend en charge et nous emmène manger dans une pizzeria ! Elle nous fait ensuite visiter un peu la ville. Très jolie et active, Torun compte environ 200 000 habitants. Elle contraste avec la ville visitée la veille touchée de plein fouet par la crise où le taux de chômage de presque 23 %, d'après un jeune rencontré après le concert, est l'un des plus importants en Pologne.

     

    Steff Tej et les Ejectés - La suite et la fin de leurs aventures en Pologne

     

    Dans le club local, l'excellent accueil d'Irena et Iwona de l'Alliance Française

    Arrivé au club à 17h. Là, aucun problème de son. Adam, qui officie dans le club, connait son affaire, une balance bien faite et rapide. 20/20, Adam. Nous rencontrons Irena et Iwona de l'Alliance Française qui nous font jouer ce soir. Encore un très bon accueil. Le public est sage comparé à celui des autres villes. Mais nous sommes dimanche et l'accueil étant chaleureux, nous jouons deux heures et deux rappels. Reda, du groupe de Varsovie Skadyktator, est venue nous voir. Pas grand choses d'ouvert le dimanche soir à Torun. Nous trouvons quand même un snack. On se restaure avant d'aller rejoindre l'hôtel où tout le monde se couche, épuisé. Demain, nous quittons la Pologne pour rejoindre Kladno, en République Tchèque, à côtés de Prague. Nous sommes toujours triste de quitter la Pologne. We will be back :-)

    Steff Tej et Ejectés.

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    Twilight Motion - Dark City

     

    Formation tourangelle apparue courant 2008, Twilight Motion a signé sur le label Néo Sonnix (Tours) en 2010. Dark City est son premier album enregistré avec l'aide de Jerôme Litray-Froment et Matthieu Maestratcci. Un premier opus fait d'un savant et surprenant mélange d'électro, de dub, de tri hop voire de rock industriel. La section rythmique (basse, batterie, claviers) des trois jeunes membres du groupe est ici accompagnée de plusieurs invités au chant et à la guitare. Elle est à ce jour constituée d'Etienne (clavier, machine), Francis (basse, machine) et Julien (batterie, machine). A travers les douze titres de sa première production, Twilight Motion nous entraîne dans un univers à la fois décalé, mystérieux, envoûtant, parfois sombre, mais rarement lassant. Cet album dont l'enregistrement est de qualité, devrait probablement faire le bonheur d'un public sensible à la musique électro mais pas seulement. Proposé en format digipack très sobre, il est accompagné d'un simple quatre pages sur lequel figure les paroles des chansons Lost et Only one. Dark City est diffusé par notamment la Fnac. Mais, vous pouvez également le commander directement auprès du groupe au prix de 10 € p.c en demandant l'adresse postale à laquelle adresser votre chèque ici : groupetwilightmotionATyahoo.fr

    Sites : http://www.myspace.com/twilightmotion ; http://www.neosonnix-production.fr

     

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