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    Polysons Fanzine
     
    Polysons - Numéro 3

     

    Spécialisé oï/ska/punk, Polysons est un époustouflant fanzine franc-comtois de 88 pages au format poche. Passionné, il va s'en dire, du genre, Cyril P. est le créateur de cette publication en noir et blanc qu'il élabore seul de A à Z. Pour ce numéro 3, le sulfureux et sexy dessin de couverture a été réalisé par le dessinateur et tatoueur Denis Grrr. Personnage atypique, ce dernier est justement l'un des artistes auxquels la parole est donnée dans les pages de Polysons. Une floppée de combos français ou étrangers, sont également à l'honneur dans ce canard concentré... comme le lait. Des formations comme Scab Comba, Restriciko, Grad Two, Oïskank, Two Tone Club, The Valkyrians, L.S.D. et nombre d'autres. Globalement, au fait du parcours, des spécifités de tel ou tel groupe, Cyril varie le plus possible ses questions. Avant chaque entretien, il nous présente en quelques lignes ses interlocuteurs, avec une efficacité et une rigueur rares. Tel un "pro" de la presse magazine présente en kiosque, notre homme a souvent le sens de la formule et du bon mot. Certains entretiens se limitent à trois, quatre pages mais d'autres s'étallent, généreusement, sur sept voire huit pages. Comme la captivante interview fleuve de Marc Kram, un personnage de la scène oî/punk au parcours à peine croyable. Ou l'échange avec Taï Luc - La Souris Déglinguée - sur notamment le nouvel opus de son combo : "Sur les toits du Palace". Côté maquette, ce Polysons véritablement "plein à craquer" devrait ravir quasiment tous les passionnés de lecture. Toutefois, ici et là quelques pleines pages illustrées, davantage  de sauts et d'interlignes, etc., permettraient de souffler un peu ! ;-) Si vous désirez passer commande de cet opus - 5 euros/exemplaire - écrivez à Cyril sur la page FB de son fanzine. Actuellement, notre fanzineux bosse avec ferveur sur le numéro 4. On en salive d'avance !

      La page Facebook de Polysons

     

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    Lili Pnuk
     
     
     

    Comme tant d'autres fanzineux, Lili n'a pas jeté l'éponge, passé le numéro trois de son fanzine en noir et blanc. Mieux, elle a convaincu ses amis - Marie, Diala, David, Isa, Amine et JC - de l'accompagner dans son aventure fanzinesque. La maquette gagne en qualité, avec ici et là quelques beaux fonds ombrés et un mariage textes/images plus soigné. Le A4 laisse place à un format poche, plus pratique lors des longs voyages intergalactiques ou plus simplement.. en train. Dead Cougars, Holy Holster, Cockneys Rejects, The Fab Mods, Le Pavé, RAS, etc., sont les invités de ce Lili Pnuk. Quatre pages, sont en moyenne consacrées à ces combos rock, punk-rock et autres au chant en français ou anglais, bombardés de questions. Lili et ses amis, donnent également la parole à Ben, le boss du Lavomatik, une boutique parisienne de street art, bouquins et disques. Cet entretien avec Ben, homme aux multiples talents (écrivain, pochoiriste, chanteur), est le plus intéressant du fanzine. Tourneur et "booker" de groupes dans le cadre de Rockin'Dogs Booking. Cerises sur le gâteau, ce Lili Pnuk comporte un poster signé Mo, un horoscope rigolo d'Isa et... un badge ! Une soirée concert sera organisée le 15 novembre à Paris histoire de fêter en beauté la sortie du zine vendu 1 €.

    Pour savoir comment vous procurer Lili Pnuk, adressez un petit mot chaleureux à Lili  : loupastrouilATyahoo.fr ; La page Facebook de Lili Pnuk

     

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     Aaaarg !
     
    Aaarg - Numéro 4

     

    Comme nous le pensions de prime abord, Aaarg ! n'est pas un fanzine mais une revue, non... un pavé de 170 pages ! La bande-dessinée et la culture "à la masse", constituent la ligne éditoriale alléchante revendiquée par son équipe. Rédac'chef de la crémerie, Pierrick Starsky signe "chasse aux pauvres", l'éditorial au "vitriol" de ce numéro 4. Place ensuite à "Noticia", "Rustin" et l'hilarant "Le prince de la night" de B-Gnet, trois courtes BD d'un seul épisode. Concoctée par P. Baud, suit une désopilante "Chronique de la bouche bée" consacrée aux oubliées de la mégafaune. Des oubliées tel le megatherium - un ancêtre du paresseux - de la taille d'un éléphant "qui donne envie d'être aimable". Dans la foulée de "La faim fait sortir le loup", une BD gore de L. Ristorcelli, vient une nouvelle d'E. Paggetto. Puis, Aaarg ! nous propose un nouvel épisode coloré des "Aventures sentimentales de Carmen et Jorge", par Pierre Place. Carmen est une révolutionnaire zapatiste délurée, au colt chatouilleux, embarquée dans la révolution mexicaine. Elle et Jorge, son compagnon, nous entraînent dans leurs aventures à rebondissement, case après case et bulle après bulle. Dans la rubrique Zoom, Rica, illustrateur, nous en dit plus sur son travail, ses passions à travers un abcédaire. Depuis ses débuts, notre homme a notamment réalisé seul une BD, baptisée Minus, et de nombreux posters rock sérigraphiés.

    Dans les pages suivantes, lui et Starsky nous gratiffient "Des histoires qui finissent mal", une BD en noir et blanc. Après une nouvelle de Bourdic, le dessinateur Dav Guedin nous balance sa vision, tout sauf glamour, de "La première fois". "Le marcheur du vent", par S. Viozat et P. Vengeur, est la bande-dessinée, d'une quinzaine de pages, suivante. Au nord du canada, après la "grande folie", un bûcheron affronte ici deux crapules, des zombies et... s'en sortira t-il ? :-) Puis, fifties, vengeance et morts-vivants, sont au menu de "L'enfer d'Eddy" une BD bien noire de D. Hennebaut. Suit une captivante chronique cinéma, signée The Scag et The Floozie, consacrée au scénariste et réalisateur John Milius. Provocateur, controversé, Milius a notamment écrit les scénarios de Conan le Barbare et de l'inspecteur Harry. Nous découvrons ensuite un bleffant portfolio de portraits-dessinés réalisés par le photographe et vidéaste Thomas O'Brien. "The Golden Boy" et "Le pigeon de la dernière heure", deux BD à épisodes, concluent en beauté ce Aaarg ! Des BD et nouvelles variées, un humour potache, une maquette soignée, ce numéro, de cette revue marseillaise, est plutôt convaincant. Notre seul bémol, est l'odeur un peu forte des encres d'impression à faire fuir les narines sensibles. Pour vous procurer cette revue, rendez-vous dans l'une des bonnes librairies de l'hexagone.

    Dernière nouvelle :
    le magazine Aaarg ! n'existe, hélas, plus depuis courant 2017.

     

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