• Tortue, boss de Ronce Rds - "J'ai toujours été actif au sein de la scène"

    Ronce Label qui pique

     

    Croisé sur l'un des réseaux sociaux fleurissant sur le Net, Tortue - Olivier A., dans la vie - tenait à nous présenter son label indépendant Ronce Records. Pour l'occasion, nous l'avons aussi questionné sur son parcours dans le petit monde de la contre culture. Remercions le pour ses réponses fournies et sa bonne humeur.

    Parles nous un peu de ton parcours dans le petit monde de la contre culture musicale, artistique, politique ?
     
    J'ai commencé à écouter du punk-rock, très jeune, au collège. J'ai baigné dans la musique alternative, grâce à mes beaux frères. Au début, j'écoutais de la new wave, cold wave. Ces énergumènes m'ont ouvert les tympans à des sonorités plus saturées. Je n'ai jamais dévié du punk, tout en essayant d'ouvrir au maximum mes œillères en grandissant. Je n'ai pas de barrière, à vrai dire, à partir du moment où l'énergie est là. Pour moi, le punk c'est l'ouverture d'esprit. Tout gamin, j'aimais déjà les concerts, quand je pouvais y assister. Des sacrés souvenirs.

    Artistiquement, j'aime le mot, j'ai officié dans différentes formations anarcho-punk, punk, hardcore, ska punk. Mais rien de bien sérieux, puisqu'il n'y a jamais eu, à mon grand regret, d'enregistrement. Nous avons donné quelques concerts, souvent en soutien à des associations  militantes. Je n'ai jamais masqué mes idéaux politiques. Je suis libertaire. Donc, toutes les causes qui peuvent accompagner cet engagement politique, restent ancrées en moi. Je reste proche du milieu militant et aux causes qui me sont chères, même si je ne m'implique plus autant qu'avant. Les gens, qui luttent tous les jours, seront toujours mes amis.

    A l'adolescence, dans les années 80/90, tous les groupes, que l'on a pu connaître ont forgé mes idées, grâce à leurs textes. C'est pour cela, en partie, que je me suis mis à écrire, dans un premier temps pour les groupes dans lesquels j'officiais et par la suite pour d'autres groupes. J'ai dû écrire pour une soixantaine de groupes et je ne compte pas m'arrêter là. J'ai participé à l'écriture d'articles sur le site d'Euroshima (merci Vérole !). J'écris de plus régulièrement pour le Fanzine Karnage, de l'association Maloka. Là, je rajoute une corde à mon arc, puisque je me lance dans l'interview. La première sera publiée dans le prochain numéro de Karnage. En fait, j'adore les mots et écrire me passionne. Donc, à chaque fois que je peux, je propose mes services.  
     
    Te souviens-tu de tes motivations, lorsque tu as décidé de fonder le label Ronce Records et pourquoi ce nom ?
     
    J'ai toujours essayé d'être actif au sein de la scène. J'ai même organisé quelques concerts. Un jour, Caps, de Combat Rock, m'a gentiment proposé de me lancer. Je lui dois beaucoup. Il avait vu que je me bougeais. Il a cru en mes possibilités de faire quelque chose. J'ai pris le temps de la réflexion et je me suis dit que je n'aurai sûrement pas la possibilité une seconde fois. Lorsque quelqu'un t'offre sa confiance, il faut la saisir. De plus, je connaissais certaines personnes qui avaient des labels. Je me suis dit que certaines m'aideraient. Et ça a été le cas. Merci à tous, d'ailleurs. Pourquoi Ronce Records ? J'habite dans une forêt, avec des ronces. Et, le punk rock, ça PIQUE ! (rires).
     
    Actuellement, où se trouve, au juste, la "tanière" de ton label indépendant et en quelle année a t-il été lancé ?
     
    Je vis dans les Ardennes, à  seulement quinze kilomètres de la Belgique. Mon "département" distribution a environ un an et demi. Quant à la première production de mon label, elle a environ un an.

     

    Tortue, boss de Ronce Records - "J'ai toujours été actif au sein de la scène"

     
    Le gères-tu seul ou bénéficies-tu de l'aide précieuse de quelques adeptes de la contre culture musicale planétaire ?
     
    Je gère mon label tout seul. Cela me prend beaucoup de  temps, mais j'aime ça. Je m'occupe donc, notamment, de mon site Internet avec l'agenda des concerts, des contacts avec des labels, des groupes. Parfois, j'ai quelques amis qui me relayent à la table de distribution dans les concerts, lorsque je dois m'absenter (rire). Mais, j'ai de  bons amis, toujours présents en cas de galère ou pour me donner des conseils. Je ne peux pas citer tout le monde, mais j'ai un énorme soutien de beaucoup de personnes et cela me fait énormèment plaisir.
     
    Pour l'instant, R.R. a produit deux compilations dont "Aceh révolution", peux-tu nous en dire quelques mots ?
     
    Ma première coproduction ,"Des rêves et des cauchemars", est une idée un peu folle, regrouper des groupes qui interprètent mes textes sur un disque. J'ai bénéficié de l'aide précieuse d'Erika, une amie graphiste, et de Jo du studio Krampouezh Team, mon frangin virtuel, vivant en Bretagne. Nous préparons actuellement le volume 2. Mais, je n'ai pas encore de date de sortie à communiquer.  La compilation "Aceh Revolution" a été conçue par Gwen, une amie Bretonne, suite à l'emprisonnement d'une quarantaine de punks lors d'un concert en Indonésie. L'argent récolté a servi à envoyer des conteners de fringues et autres objets, pour apporter un soutien à ces victimes de la Charia. C'est un projet qui m'a plu, surtout pour l'engagement politique et la cause.
     
    Sans vendre la mèche, de nouvelles productions sont t-elles à espérer d'ici la fin de l'année 2012 ou en 2013 ?
     
    Bon, sans vendre la mèche, alors (rires). Il n'y a pas de secret, c'est déjà annoncé sur le site de Ronce et sur les sites du groupe Quartier Libre. A venir, en octobre, un live de ce combo. Et, je peux vous dire que ce disque va faire mal. Quartier Libre est un groupe de scène, qui n'a plus rien à prouver. Nous voulions - pour ceux qui ne les ont jamais vu - sortir un disque enregistré lors de l'un de leurs concerts. Fab, l'un des deux chanteurs, s'occupe de toute la conception et j'ai la chance de voir l'évolution. Ce disque sera disponible le 1er octobre sur mon site internet, sur les tables de presse des concerts de Quartier Libre et dans toutes les bonnes distros.
     
    Quelles difficultés, éventuelles, rencontres-tu concernant notamment le financement de nouveaux projets ?
     

    Beaucoup de groupes me demandent de produire ou de distribuer leurs disques. Je suis, hélas, obligé de souvent répondre par la négative. De nos jours, les gens achètent beaucoup moins de disques. Donc,forcement la production doit être limitée. C'est bien dommage. C'est la faute du modernisme ! (rires). C'est une question piège ça ? Tu veux savoir si Ronce Records est contre le téléchargement ? Ma réponse est non. Je suis pour le partage de la musique. Il y aura toujours des adorateurs du disque. Cependant, je dois faire des choix, parfois à contre cœur.

    R.R. dispose d'un important département "distribution" (CD, LP, DVD, etc.), quelles en sont les raisons ?
     
    Tout simplement parce que j'adore la musique. Notre culture est tellement variée que je distribuerai bien tous les groupes Punk de la planète. Euh... C'est pas possible, ça ?! (rires).
     
    Désires-tu ajouter quelque chose, transmettre un mot aux lectrices et lecteurs du L.T.D. ?
     
    Un grand merci à vous toutes et tous qui lirez ces quelques phrases. Ce n'est jamais un exercice facile de répondre à une interview. j'espère que c'était agréable à lire. Et bien sur, je suis joignable via le site de Ronce Records. Je suis très gentil, vous savez (rire). Un grand merci à toi Jef. C'est vraiment sympa de ta part de m'avoir donné la parole.

    Pour découvrir les productions et le "département" distribution de Ronce Records, rendez-vous ici :
    http://www.roncerecords.net/

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